Le papier japonais washi est à la fois léger et résistant, mais reste vulnérable aux chocs et accidents domestiques. Sur une suspension décorative, les déchirures sont particulièrement problématiques : elles fragilisent la structure de l’objet et altèrent sa lisibilité visuelle. La restauration de ce type d’œuvre fait appel aux mêmes principes que la conservation sur papier, utilisation de papier japonais similaire à l’original, adhésifs réversibles, avec une contrainte supplémentaire : l’intervention doit parfois être réalisée in situ, sans déplacer l’œuvre.
Contexte
Suspension en washi , Isamu Naguchi , suspension en papier japonais washi, 1970.
Suspension en papier japonais appartenant à une collection privée. Exposée dans un appartement, l’œuvre a été endommagée par accident, causant plusieurs déchirures du papier, sans altération de sa structure.
Objectif de la restauration : renforcer les déchirures pour rendre à l’œuvre sa cohésion structurelle et visuelle.
Interventions réalisées
Les déchirures ont été renforcées à l’aide de papier japonais similaire à celui d’origine et d’une colle réalisée dans l’éthanol. Pour des raisons pratiques, la restauration a été réalisée in-situ.
Résultat


Avant/Après – renfort mécanique – atelier ART Charlotte Garin, Paris
La restauration in situ est parfois la seule option pour des œuvres fragiles ou difficiles à déplacer sans risque d’altération supplémentaire. Elle demande une adaptation du protocole et des outils, tout en maintenant les mêmes exigences de qualité et de réversibilité.
Vous avez une œuvre ou un objet en papier japonais endommagé par des déchirures, fragilisations, ou déformations ? Contactez l’atelier pour une étude préalable.
